Et c'est reparti pour de longues heures de train. Objectif: traverser la russie pour rejoindre Moscou...
On passe le temps....
Une escale à Irktusk, quelques maisons décembristes, une promenade en bateau pour rejoindre le fameux Baïkal...
Nous l'admirons des pontons de Bolchi Koty, village fantôme. Le temps semble s'être arrêté dans les sillons des isbas.
Derniers portraits de voyage: pour nous, cet arrêt au Baïkal sonne déjà comme la dernière étape du voyage. Au milieu de nulle part, nous tuons le temps en l'immortalisant.
Déambulation hallucinatoire sur les chemins de ce village qu'on atteint uniquement en bateau.Même la route n'a pas eu le courage de poursuivre sa route jusque là.
Un souflle de couleurs dans la grisaille du lac: la vendeuse de souvenirs. A qui donc veut-elle les vendre? A part nous, il n'y a personne...
Il y a fort longtemps, le monde n’était que Chaos. Le Vent et les Ténèbres s’en disputaient l’Empire. La fille du Vent, une bergère céleste aussi belle que farouche, le sillonnait de part en part pour y faire paître son troupeau d’étoiles. Tant et si bien qu’elle finit par y rencontrer un fils des Ténèbres, preux guerrier solitaire, qui chevauchait sans relâche une jument noire de jais, escorté d’une horde de chevauxet de loups. Ils tombèrent amoureux. Lorsque le Vent et les Ténèbres le surent, ils entrèrent dans une colère si violente qu’ils déclenchèrent la plus énorme des tempêtes jamais vue dans ces contrées obscures. Le Chaos fut réduit en sable, et le sable devint poussière. Mais l’Amour avait eu le temps d’œuvrer et de la poussière naquit une terre sans contour, lumineuse et fertile, faite de terre, d’eau, de feu et de vent. Les Pères, furieux d’avoir été désobéis, condamnèrent leurs enfants à errer sans relâche dans ce pays sans limite. Le couple s’en contenta, et erra pendant des décennies, porté par l’Amour, et libre du joug des Seigneurs : ils firent croître leurs troupeaux, et agrandir leur famille. Du Chaos était née la Mongolie.
Comme il me plaît de croire à cette mythologie personnelle de la création de la Mongolie, il me plait d’imaginer que la Genèse de notre Bible fut commise par des mains ayant voyagé jusque dans ces contrées lointaines. On ne peut traverser les steppes mongoles sans penser à la création du Monde. Alors je m’amuse à penser que le Péché originel fut créé par les mandateurs de cet ancestral voyage, qui, frustrés de la découverte de leurs émissaires, inventèrent la Faute Première pour se venger de tant de beauté et de félicité, restées inconnues à leurs yeux et leurs cœurs…
Cavaliers dans la steppe, première vision du train...
Une yourte, en mongol: la "ger".
Envolée sauvage...
Les troupeaux, la steppe, la lumière...
Le berger à cheval...
L'orage gronde au loin...
La porteuse d'eau, vallée de l'Orkhon...
De rares habitations en dur: Ogui Nuur
Ogui Nuur
Une route mongole, au bord du lac Ogui, un sillon dans la plaine...
Camp de yourte à Ogui Nuur, l'orage approche...
Temple bouddhiste: Tovkhon Khiid, perché sur la montagne...
Kharakorum: Erdene Zuu...
...l'un des rares temples à avoir échappé à l'époque communiste...
Moulins à prières...
Offrandes...
Gardien du temple: les démons veillent sur nous...
Le Nadaam est la fête nationale mongole: l'occasion pour tout le monde de se rassembler et d'admirer les combats de lutte, les courses de chevaux, et les compétitions de tir à l'arc. Nous en avions eu un avant goût, à Batsumber. L'un des membres de la famille qui nous a accueillis étant l'un de ces champions...
Et c'est à Arvaikheer qu nous avons pu profité de ce spectacle, vieux de l'époque de Chinggis...
Portrait d'un juge en touche...?
Le public: il y eut une époque en Mongolie où le chapeau feutre était à la mode. En témoigne l'âge des têtes qui arborent ce type de couvre-chef...
Comme un aigle, combat, victoire...
Les colosses se défient...
Fin du combat...
Aux abords des luttes: les "dels" attentifs...
Le vainqueur d'une des courses...
Ils ne sont pas bien vieux, ces jockeys couronnés...
Mes meilleures pensées de Mongolie. Il fait très beau et très chaud, même s’il n’y a pas la mer. Mais cette année, le cœur n’y est pas, rapport qu’on est fâchés avec Jean-Pierre. Comme c’est la crise, il a décrété qu’on irait en vacances chez les pauvres pour que ça nous coûte moins cher…Pour çà, c’est réussi, on dépense pas un kopeck : la Mongolie, c’est très grand et y a pas de ville. C’est pas ici que la gamine va dépenser ses sous de Noël…Enfin bon, au bout de deux semaines à supporter les mouches dans la steppe, je luiai dit que si c’était pour passer son été sous une tente ronde, à prendre des photos des fermiers au cul de leurs vaches et de leurs chèvres, on aurait pu tout aussi bien rester à Jouy-sur-Beuquette etcamper dans la grange au Robert Duval : çà nous aurait pas coûter un centime et on aurait pas eu à demander àSimone de nourrir la Pomponette.Bref, les gosses vont bien, c’est déjà çà : Jessica chougne un peu qu’y a pasInternet pour parler àses copines sur mécène. Le Brandon a râlé au début qui pouvait pas recharger son gaimeboille, mais maintenant ça va, y s fait des copains. D’ailleurs, ça lui fait les pieds d’être ici. J’lai prévenu que si on le reprenait à faire le con avec les fils au Gaston, j’lui confisquais le scootère, et qu’il irait au bahut à cheval, comme les pauvres petits gaminsd’ici. Du coup, ça file droit, tiens. Enfin bon, heureusement, comme dans tous ces pays là, les gens sont très gentils hein. Ils se ressemblent tous, et on ne comprend pas quand y causent, mais tu vois bien qu’ils sont braves. Un peu sales mais braves. En tout cas, vivement Septembre, qu’on reprenne notre train-train, parce que là avec Jean- Pierre c’est plus possible. Vu que l’an prochain, c’est pair, c’est camping à la Torche, comme d’habitude : eh ben vla ti pas qu’il s’est mis dans l’idée de ramener une yourte en France! Pour épater le Pinpin et le Bernard, et faire la nique au René du 49 qu’est toujours en train de frimer avec ses équipements de caravane. Là, j’me suis vraiment fâchée : de une, on n’a même pas encore usé la Quechua 5 places que j’ai eu aux soldes du Décathlon de Champignac cet hiver. De deux, que j’lui ai dit, la yourte, elle rentrera jamais dans le Picasso…On aurait l’air fin tiens sur l’autoroute. Alors depuis, y fait la gueule. Pour couronner le tout, on a tous pris des coups de soleil terribles: en Mongolie, y a pas d’arbres. Pi crois-tu qu'ils auraient l’idée d’en planter ???Ben non, tiens. Comme dans tous ces pays là, sont quand même pas bien fut-fut….tuvois bien.
Bon, ma Paulette, je te laisse, j’ai encore unedizaine de cartes à faire. Comme t’as pu le remarquer, cette année, les cartes, j’ai du les fabriquer moi-même, vu qu’y a pas de magasin. Heureusement, le Brandon sait pas trop mal dessiner les chameaux, alors ça m’aide bien. Parce que je peux même pas compter sur Jean-Pierre : moi qu’était si contente qu’y avait pas de pastis en Mongolie, eh ben y passe toute sa journée à prendre l’apéro à la vodka ! En tout cas, c’est réglé, le prochain impair c’est le Royal Camel Resort à Djerba, où qu’on était si bien y a deux ans, ou alors j’emmène les gosses chez ma sœur à Perpignan et y pourra toujours faire le mariole avec sa yourte dans le jardin si y veut.Voilà, embrasse bien toute la famille pour nous. Je t’appelle pour la soirée diapo-raclette en rentrant,
Marie-Yvonne…
Jean-Pierre sur le chameau
Jean-Pierre et le chameau.
La maman yak.
Le papa yak.
Jean-Pierre qui tond le mouton
Marie-Yvonne qui prépare la soupe du soir.
Jean-Pierre et Zaya qui réparent le tracteur. Cherchez l'erreur. C'est un nouveau vrai jeu (facile): on attend vos réponses sur le livre d'or...
La Mongolie a le goût de la confiture de myrtille, la saveur du thé au lait et l’odeur dela laine de mouton. Une friandise de plusieurs milliers de kilomètres carrés, un monde d’eau, de terre et de vent, pour quiconque a besoin d’assouvir son désir d’espace et de nature.
Dans les méandres de notre périple terrien, ce fut pour nous le gâteau sur la cerise. Il nous est apparu dans un nuage de sable, par la vitre du train : il était 7h du matin, nous traversions le Gobi. Il est difficile d’expliquer autrementson sentiment à la vision des premières yourtes plantées dans la poussière autrement que comme une envie viscérale de pleurer : la Mongolie est le genre de lieu qui résiste aux clichés National Geographic. Tu l’as vu des millions de fois, sur le papier glacé d’un magazine de voyage. Y être est une autre histoire.
L’ arrivée à Ulan Bator nous sépare de nos deux compagnons de voyage : la jeune Karolin, hollandaise expatriée pour un stage à Singapour, qui rentre par la route pour rejoindre son frère à Budapest. Une crème de grande fille que nous avons rencontrée à Hanoi, dans le train pour Pékin, et retrouvée avec plaisir dans celui à destination d’Ulan-Bator. Et puis Quentin, le chouette ingénieur qui a vécu 2 ans à Alger, et qui s’est payé ce voyage de 3 mois pour faire le tour de la planète en train, un fou du rail, au bord de l’hystérie au moment de changer les bogies à la frontière sino-mongole, un vrai passionné de la Micheline et de tout ce qui va avec…un super voisin de compartiment, avec qui on a eu plaisir à partager nos noodle.
Sur le quai nous attend quelqu’un de Dmd-Mongolie, l’agence par laquelle nous avons organisé notre séjour ici, sacrifiant à nos habitudes d’autonomie. Nous partons le lendemain avec Zaya, qui sera notre chauffeur pendant 17 jours. Au volant de son authenthique Jeep russe, il nous a trimballé dans les steppes avec patience et bonne humeur, et au final a été pour nous bien plus qu’un chauffeur : guide, interprète, prof de langue, de cuisine, grand frère protecteur, et surtout ami. Nous avons pu à ses côtés découvrir les paysages sans fin, les traditions d’élevage, les animaux sauvages, l’hospitalité mongole et la beauté simple de ce peuple légendaire…
Un voyage en Mongolie est comme une exploration proustienne des boyaux de ta mémoire. Selon les individus, la vision de ses paysages et des gens qui les peuplent fait appel à des références qui vont de l’Ancien Testament à Kevin Costner accompagné de Chaussette, en passant par Sergio Leone, Marco Polo et André Gide. Bizarrement, la première impression que nous avons eu, c’est que des troupeaux de bisons allaient surgir de la colline, poursuivis par des Sioux chassant pour l’hiver. Puis très vite, on oublie les Amériques, et c’est Gengis Khan que tu entends derrière la Montagne, entraînant ses guerriers vers l’Ouest : les hommes-chevaux, la terrible rumeur des sabots qui effraya l’Europe pendant plusieurs décennies. Sous les yourtes qui ont protégé nos nuits, nous avons rêvé tant que nous avons pu, à ce passé grandiose et à ce présent magique pour nous autres en voyage : une magie qui fait surgir des esprits des ruisseaux, et hurler les loups à la plaine lune…
Notre voyage à nous fut cependant plus prosaïque. Monter une Jeep russe ôte en effet de sa superbe à un périple mongol, et évite toute tentation de se prendre pour Gary Cooper (Je vous recommande à ce propos l’excellent récit de Stanley Stuart « L’Empire du vent »). Nos 17 jours ont simplement été 17 jours de bonheur et de découverte, et d’initiation aux rudiments de la vie mongole.
Bilan :
-tout faire de la main droite et du pied droit, pour empêcher ces salopards de mauvais esprits de rentrer dans la yourte. Pour une gauchère indécrottable de mon espèce, ce fut vivre dangereusement pendant 2 semaines…
-boire le bol de lait de jument fermenté qu’on t’offre dans chaque yourte, sans trop montrer que c’est pas ton truc. Au final, c’est pas terrible, mais ça passe.
-Se faire à la vue du mouton découpé et à la chèvre séchée qui ornent royalement les pans du logis : se dire que ce ne sont pas les intestins, là, juste à côté de toi, sur le lit…
-Réparer la Russki Machine en pleine cagne, et empêcher les biquettes de se mettre au volant, pendant que Simon et Zaya suent sang et eau sur l’arrivée d’essence.
-Avoir mal à son dos après 3 heures de voiture sans route. En Mongolie, le mot « route » est encore un concept. Mais les chemins sont finalement bien agréables, si tu n’est pas une lombaire…
-Entendre les loups la nuit sans avoir peur sous ta tente igloo.
-Voir un loup le lendemain, ce qui est signe de grande chance pour les Mongols. Effectivement grâce à cela nous n’avons mis que 4 heures le jour d’après pour désembourber la Jeep de son ornière sous l’orage…
-S’extasier devant la vie animale : les aigles, les vautours, les marmottes, les chevaux, les chèvres, les moutons, les chiens de prairie, les renards, les lapins. Là où l’expérience mongole s’arrête c’est quand tu régresses au stade du touriste beubeuche : « Oh le titi bébé biquette il est trop chouquinou… », sans commentaire…ou encore « C’est la 43 ème photo que tu fais de ce moineau, c’est un moineau, je pense que ça suffit… »
-Se faire quelques parties de fous rires avec Zaya, après de longues tentatives d’explications infructueuses. Au final, même si nous n’avons pas eu vraiment l’occasion de parler politique internationale, nous avons réussi à développer tous les trois un langage connu de nous seuls, que ni les Mongols ni les Français ne pouvaient comprendre.
-Tondre un mouton et traire une biquette, en faisant attention de ne pas endommager l’animal que l’éleveur t’a aimablement laissé entre les mains.
-Oublier que les villes existent, ne plus se souvenir du reste du monde, avoir le sentiment d’avoir toujours été là.
-Se rappeler que tu n’as pas toujours été là, à l’occasion par exemple, de la dégustation d’un bol de beurre de yak à la grosse cuillère…
-Rire avec les gosses, halluciner sur les paysages, se laver à la rivière, allumer le feu le soir sous la yourte…
-Se faire courser par un chien qui défend sa yourte : constater du coin de l’œil, entre deux hurlements de terreur, et à l’aune de la taille des canines qui te talonnent, que le clebs mongol doit descendre du loup.
-Aller assister au Nadaam, et regarder les combats de lutte en dégustant des beignets à la chèvre.
-Se dire que c’est déjà fini, le train t’attend, et avoir un pincement au cœur…
Un cœur rempli. C’est ce que nous a offert la steppe. Le lecteur aura compris à l’abondance de photos et aux envolées lyriques du texte, que ce fut pour Anne et Simon un vrai coup de foudre. Il est temps de regagner l’Europe, le train nous attend une nouvelle fois…Ca sent la fin de ce grand voyage…Préparez le saucisson, on arrive ! Avant de franchir la frontière russe, undernier grand merci à Zaya, qui a l’assurance d’avoir gagné deux amis en France, et beaucoup de pensées pour toutes les familles qui nous ont accueillis pendant ces 2 semaines.
Quant à nous, lecteur, on se retrouve pour une dernière étape ferroviaire et transsibérienne, avant de se quitter …
A la frontière sino-mongole...quelques heures d'attente...
Le désert nous surprend au réveil: good morning Gobi...
On the road, sur les pistes de Mongolie...
Far East...
Le centre commercial de Kharakorum...
Les derniers achats oubliés sur le toit...
Très très far à l'East...une salsepareille, tôlier...
Sieste mongole (pour rester fidèle à notre objectif de blog...pour ceux qui suivent...): taxi side-car.
Jolly Jumper, version Asie Centrale...
Jolly Jumper: nouvelle génération...
à Batsumber, promenade dans la steppe pour endormir le bébé...
Le yak: on est personnellement fan de cette grosse bête à poils...
On en a vu un vivant: çà a plus de gueule. Remarque que celui-là est pas mal non plus...Version "Avis aux amateurs, si tu bouffes mes moutons, je te fais la peau..."
Dressage: une belle séance de rodéo...
Suki à Batsumber: il n'a pas encore l'âge de monter à cheval. Qu'à cela ne tienne. 1 bâton pour le cheval, 1 autre pour la cravache, et que ça galope...Dix heures par jour, sept jours par semaine...
Dans la yourte: l'orage est passé, vallée de l'Orkhon...
Sous la yourte...
Devant la yourte...
Chez Demberel le sculpteur...
à Batsumber: la tonte.
Madame Demberel trait sa jument.
à Batsumber, la traite...
Chez Demberel...
à Batsumber, cours de guimbarde vietnamienne...
à Batsumber...
Avec la biquette, qui s'st logée sur les deux tiers de nos photos...
Petit garçon à Kharakorum...
Les filles jouent les biquettes, quelque part après Kharakorum...
vallée de l'Orkhon: avec la famille de la chute d'eau. Une séance photo festive et haute en couleurs, menée par le cadet de la famille, qui s'est découvert à la fois une passion de cadreur et de movie star...
La foule des lecteurs en furie rugissait, débordante de l'impatience de lire les péripéties de nos deux protagonistes en goguette. L'écrivant exauce, ENFIN, le voeu de la foule: merci à vous 4, fidèles lecteurs de nos badines péripéties, de nous suivre avec autant de fidélité...
Bienvenue en Chine, Miao!
45 heures de train plus tard, nous voilà rendus pour une étape d'un Pékin pas express. Dans le rôle du Tigre: Simon. Dans le rôle du Dragon: Anne. Ils vous emmènent pendant 8 jours en promenade pékinoise, de la Grande Muraille de Chine au Palais d'été, en passant par les ruelles étroites des mystérieux hutongs...Visite...
Tigre et Dragon...
A l'entrée du Temple du Ciel, la Tour pour les Moissons Heureuses...La métaphore pékinoise est un vrai bonheur pour quiconque est sensible au charme suranné d'une promenade littéraire: de la visite des temples à la carte du restau local, c'est un feu d'artifice de périphrases alambiquées...Nous avons donc rebaptisé Pékin: bienvenue au Jardin des délices communiant entre l'Est et l'Ouest... parce qu'à l'EST, il y a du nouveau!!!
Commençons par l'immuable: détails de la Cité Interdite...
Le Tigre bondissant au coeur de la demeure impériale...On aurait pu faire fortune ce jour là: à 10 Yuans la photo, Simon serait devenu millionaire en Chine. La casquette? La barbe? Les deux? L'autre attraction de la Cité interdite ce jour-là, c'était lui. Il a fait sa star devant ls objectifs chinois, ravis de poser avec ce barbare venu du Grand Nord...
à Pékin, le nouveau, c'est Maël! Nous avons profité de notre escale pékinoise pour retrouver Maoul, qui nous a accompagné à ses heures perdues (et elles sont rares...) dans nos sino-promenades.Bien contents de retrouver de l' Ardennois à l'autre bout du monde...de bons moments!
Le Dragon affrontant Mao...
Le Dragon n'a pas peur du ridicule: il arbore fièrement son "chapeau chinois" dans la Cité Interdite.
Circonstance atténuante: c'était çà, ou la mort à petit feu sous les 43 degrés à l'ombre de Pékin...
Notons que le Dragon eut, quant à lui, un succès tout particulier auprès des petits Chinois qui sentent pas très bon...Est-ce la taille de l'animal? Les cheveux courts? Le côté un peu blonde...? C'est un fait: Anne a remporté un succès tout particulier auprès des campagnards chinois venus visiter Beijing le temps d'un week end. Et les campagnards chinois ne sentent pas très bon...c'est peu de le dire...au risque d'en choquer certains...Bref, des yeux de crapauds morts d'amour, comme dirait une très bonne amie...
Porte impériale, Cité Interdite...
Cité Interdite.
Cité Interdite: Le gigantisme d'un édifice, au service de mégalomanies successives: des Ming à Mao. Le génie des constructeurs aussi, des heures à parcourir des dédales de cours, de palais, de couloirs...
Figure protectrice de l' Empire...
Au delà des débats politiques, des réactions légitimes contre un pouvoir réducteur de l'Humain, il y a la culture chinoise, son histoire, son patrimoine, ses peuples. Nous sommes passés en Chine, pleins, il faut le dire, de nos appréhensions, de nos préjugés, et de nos raisons d'Occidentaux: nous y reviendrons, si nos routes nous l'autorisent.
Dans le parc Tantian, temple du Ciel: partout où c'est possible, les Pékinois se distraient. Ici, jeu de rubans. Ailleurs, c'est la danse. La musique dans les parcs, des couples qui dansent, des dames, des messieurs, comme une gym douce, gratuite, en plein air, pour s'amuser. Le Taï Chi, la musculation, les arts martiaux....Jeu de normes: les espaces de liberté d'ici, ne seraient sans doute pas compris en Europe...
Diabolo d'un genre nouveau: nous n'en avions encore jamais vu...utilisé à la verticale, fait un bruit de crécelle en rotation...un truc de dingue...
Jeu chinois dans le parc...On pétanque à Marseille ou au Laos, on dame le pion en Chine.
La photo et l'anecdote qui va avec:
Au détour d'un chemin, au coeur du Palais d'Eté, nous croisons un grand-père et son petit-fils. Le grand-père insiste pour que nous prenions une photo d'eux deux. Il ne veut pas que nous posions avec eux. Il ne nous demandera pas non plus de lui envoyer. Il veut juste que Simon fasse cette photo. Alors Simon l'a prise. Et puis on la publie. Juste parce qu'ils sont beaux tous les deux.
Plus immuable encore que les demeures impériales: la Grande Muraille. 6700 kilomètres de délire guerrier. Les montagnes russes en Chine, par un dimanche ensoleillé. Dans les vieilles pierres, c'est la détermination d'un Empire que l'on lit...un rêve, un fantasme, matérialisé dans un long ruban de maçonnerie...Remparts contre les Envahisseurs du Nord ou de l'Ouest, toujours debouts...
Aujourd'hui, la pierre s'use sous les baskets des touristes, européens, coréens, japonais, mais surtout chinois.
C'est loin...
...mais c'est beau...
Au frais, dans une tour de garde, passage obscur...
...qui vous ramène dans les ruelles de Pékin, au calme des hutongs...
une vie secrète dans la mégalopole, fête de ruelles, de portes et d'impasses...
un autre Pékin, loin des malls Prada et Vuitton...
le Pékin que tu aperçois, si tu te fais suffisamment curieux...
...pour braver les gardiens des cours...
Une petite brochette de scorpion? Un hippocampe frit pour la route?
Alors on s'éloigne de ce Pékin désormais presque impalpable, en s'engouffrant dans une bouche de métro. Le métro parisien, à côté, c'est le train-train de la brousse, le tiers monde du transport en commun...parce que, je l'ai déjà dit, à l'Est, il y a du nouveau...
Pékin, s'est fait un lifting, une chirurgie à l'occidentale. Pendant que toute l'Europe qui regarde France 2 ou TF1 est persuadé que toute la Chine en bave, Pékin s'amuse. C'est le festival de la Bentley, de la Buick et de la montre Cartier.
Les buildings n'ont rien à envier à Manhattan...
Et partout c'est busy business...
Si on fait l'addition, ça donne: une grosse surprise à l'arrivée, une ville aux allures de "the place to be", et encore plus de questions sur la Chine.
On réfléchit sur la place Tien An Men: on a aimé Pékin, les gens, l'ambiance, les contrastes. On a envie d'y revenir, pour tenter de comprendre un peu plus, d'équilibrer nos jugements...
Pendant qu'on réfléchit, des étudiants passent. Ils sont venus se photographier, pour célébrer la fin de leurs études, la réussite aux examens...Des lumières et des ombres sur la Place, et encore plus de questions...
Coucher de soleil sur le lac QuianHai...
...C'est déjà le moment de partir. L'élégance stricte des hôtesses de train nous attend. Le K23 à destination d'Oulan-Bator efface pour un instant nos tergiversations morales et sentimentales...
Le train vous attend: ses wagons, d'un vert sombre et mat, vous promettent les mystères et les beautés de la route du Nord. La machine, immobile, se dresse sur la voie, pressée de rugir , impatiente d'engloutir des kilomètres de voie, furieuse du désir de se mouvoir. Sur le quai, votre sac au dos, vous observez fixement la petite vendeuse de soupes qui s'éloigne dans les brumes de la gare. Elle disparaît, dernière image fantômatique de la capitale du Nord. Il est 19h, ce Mardi 16 Juin 2009. Vos yeux se perdent une dernière fois dans la foule bigarrée du hall. Le contrôleur vous appelle: vous posez le pied sur la première marche du train, vos mouvements gênés par le poids de votre sac...
BEN QUOI??? On peut se faire plaisir de temps en temps? S'essayer à un exercice de style...? Se laisser aller un instant sur une voie quelque part entre Zola et Robbe-Grillet, penser à l'emploi du temps de Butor, ou à une nuit d'hiver, lorsqu'un voyageur...BREF. On est quand même monté dans ce train, d'une manière plus prosaïque, mais bien concrète. L'Asie du Sud-Est, c'est fini pour cette fois-ci! Direction la Chine. Direction Pékin. 2 jours de voyage. 40 heures dans le cocon ouaté de la cabine-couchette.
Parce que les trains chinois, c'est très confortable. Il ya de petits tapis par terre, des draps écrus et roses et des napperons en dentelle partout, même aux fenêtres. Après quelques heures de voyage, en pleine nuit, nous arrivons à la si redoutée frontière chinoise. Personne ne rigole. Tu sens immédiatement que l'ambiance a changé: Une bonne demi-douzaine d'officiers gouvernementaux montent dans le wagon. Certains ont un masque, des gants et de petites mallettes. Cette vision achève de te sortir des dernières torpeurs de ton sommeil réparateur. Au final le passage de la frontière chinoise c'est:
- contrôle des passeports: 6 ou 7 fois.
- interrogatoire de santé: 1 fois
- prise de température: 3 fois (tu pries pour que leur apppareil déconne pas...)
- descente du train par sommation: 1 fois (et tu traînes pas...)
-remontée dans le train par sommation: 1 fois ( et tu traînes encore moins)
- rigolade et blagues foireuses: 0 fois, t'as pas essayé...
Le train redémarre. tu peux sombrer en toute quiétude dans les bras de Morphée. Des centaines de kilomètres défilent sous toi. De la Chine, nous ne pourrons pas vous raconter grand chose. Des paysages superbes dans le Sud. Une ambiance qui semble plus austère dans la partie Nord, de jolis villages en brique, d'affreuses tours d'habitation...Le temps de se dire qu'il faudra y revenir un jour, l'envie de descendre du train.
Dernière sieste vietnamienne. Comme vous l'aurez constaté, on s'est assez éloigné de l'objectif initial de ce blog. Il fut question un temps d'un fil rouge sur le thème du jeu...Nous avons perdu ce précieux fil dans le labyrinthe indochinois. Un comble, me direz-vous, lorsqu'on sait que les rues asiatiques grouillent de gens en train de jouer aux cartes, aux dés, aux dominos...Comme tout projet qui se respecte (sic), nous avons fait évoluer nos objectifs (pour ne pas dire qu'on ne les a pas atteints. En clair, pour ne pas dire qu'on s'est foiré sur ce coup là: c'est utile finalement l'IUFM, çà t'apprend à manier une certaine rhétorique ...). J'en étais où? Ah oui: nous avons donc légèrement fait évoluer les objectifs et les finalités du projet initial. Finalement, c'est un blog sur la sieste. On le rebaptisera bientôt: çà s'appellera "Siestes autour du monde", ou "Le monde en siestes", ou encore "Ronquons ensemble autour du monde"....On ne sait pas trop encore. Toute suggestion est la bienvenue...
N'empêche que sur la liste des souvenirs marquants de l'Asie du Sud Est, on pourra inscrire ces siestes. La capacité de ces gens à dormir partout, dès qu'ils peuvent, pour se soulager de longues journées de travail (bon d'accord, pas d'angélisme: pas tous...).
Sur cette liste, on inscrira aussi:
- les villages en bambous du Laos et leurs ribambelles d'enfants souriants...
-les plaines du Cambodge, marquées par l'horreur de l'Histoire, mais belles du sourire des gens...
- les marchés, colorés et animés...mais loin des fantasmées senteurs de la Route des Epices: l'odeur de la viande crue et du poisson séché.
- la folie des métropoles vietnamiennes: le monde, le bruit...
-la beauté des temples Khmers, en Thailande et au Cambodge...
-les Sprite avec les pailles offerts à Bouddha en Thailande, les tartines et le café sur les autels aux esprits au Laos, les clopes sur ceux du Vietnam...
-le goût du crabe, dans la torpeur de Kep, et la belle rencontre avec Bruno et Clarisse...
-les tuk-tuk et leurs chauffeurs qui te harcèlent 24/24...
- les paysages du Vietnam: la baie d'Along, les rizières, les montagnes...
- les ethnies de la frontière chinoise: Hmongs, Thais, Akhas, Daos: un monde à part...
- les discussions animées autour des cheveux de Simon, partout...lesVietnamiens qui nous prennent en photo, ou qui nous filment...
- toutes les rencontres, bonnes ou mauvaises, asiatiques ou européennes: notamment celles de Loan, à Tam Coc, des joyeux Bordelais en vadrouille, ou de Benjamin et Julie sur la fin du parcours...
- Les kilomètres parcourus, dans des conditions parfois improbables, et qui nous ont permis de découvrir un tout petit peu, ce fascinant minuscule bout du monde...
Une dernière escapade montagnarde avant de se mettre en route pour la Chine. Nous profitons du Dimanche pour nous inviter au marché de Bac Ha. Les Hmongs-Fleurs descendent des villages. On vient acheter ou vendre un cheval, un buffle ou un chien. On marchande des jupons ou des fils de coton. On se régale de glaces au cacao. Les hommes flânent près des stands de tabac et négocient des canetons, pendant que les dames complètent leur batterie de cuisine chez les boutiquiers vietnamiens....Portraits:
Elles sont des dizaines, au marché ce dimanche...
Quadrille montagnard...
A table...
Le buraliste local.
Négociations autour d'un jupon...
Bébé-fleur et Maman-fleur...
Mamie-Fleur...
...et jeune fille en fleurs...
Anne et Simon en ont pris plein la vue, des visages et des couleurs, de la vie, partout...
Les hommes sont presque effacés par la présence de leurs femmes colorées....
Leurs sourires: nous en rencontrons beaucoup en nous frayant un chemin dans le marché-tourbillon.
Un autre train de nuit nous emmène jusqu'à Lao Cai, très loin au Nord, à la frontière sino-vietnamienne. Une heure en bus par une route spectaculaire, et vous nous retrouvez à Sapa, au pays des Hmongs noirs...
Promenons-nous dans les rizières...le temps d'une journée de rando, accompagnés par Pan, une guide Hmong...
...et de 3 autres petites bonnes femmes, qui ne feront pas moins de 4 heures de marche à nos côtés, pour réussir à nous vendre deux ou trois babioles...Ici, Thieng et Suu...
Pendant qu'on sue sang et eau, elles galopent au milieu des rizières. Elles font le trajet chaque jour, pour monter au marché de la si touristique Sapa...
A peine deux ans: lutin dans les montagnes...
Les petits vendeurs de bambous, croisés sur le chemin. On croise d'autres gamins qui nous réclament des bonbons...
Pan au milieu des rizières: elle a pris de l'avance, elle nous attend...On n'avance pas très vite: Simon fait des photos et Anne prend des cours de Hmong avec Mi...
Chaque détour nous offre des paysages plus magnifiques que les précédents...
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Thieng, Suu et Mi: elles observent un pan de montagne qui ne tardera pas à s'effondrer...
De retour à Sapa: portrait de vendeuse...
Chacune son sac à dos...Vendeuse en action...Dur dur de résister...du matin au soir, elles te harcèlent. Elles sont habiles et tenaces...Il faudra faire un colis en rentrant sur Hanoï...
Les filles jouent aux cartes en attendant les prochains touristes...
La vie à dos de Maman: on croise des dizaines de petites trombines sanglées dans des portes-bébés colorés...
Mamie Hmong au marché de Sapa...
Une autre ethnie est présente au marché de Sapa: Les Daos Rouges. Plus réservés, plus discrets que les Hmongs Noirs...
Femmes Daos: elles se rasent les sourcils et une partie des cheveux lorsqu'elles se marient...
Coiffes croisées: 2 mondes différents. Ici, on n'est pas vraiment au Vietnam...
Fillettes Hmongs qui observent le ballet de la rue...
Love...palapalapa...Tout le monde se souvient de ce célébrissime générique d'une série culte des années 80. On s'en est souvenu nous aussi le temps d'une escapade dans la baie d'Along. Exit la foule qui patauge joyeusement dans les criques, les jonques surchargées, les rats à bord et d'autres délices que réserve souvent la fameuse baie. Anne et Sim sont passés en mode "smart people" pour vous emmener en croisière dans ce lieu mythique. Embarquement immédiat!
La jonque: Le RED DRAGON 2, une jonque en bois, cabine avec vue sur la baie, salle de bain en marbre, peignoir en soie, 8 passagers, autant d'équipage...chalala et compagnie...
L'itinéraire: Along bay et Bai tu Long Bay, plus au nord. Les mêmes paysages, mais sans personne d'autre que les pêcheurs...et vous.
La météo: gros coup de bol, grand soleil. Préparez les bikinis...
L'équipe: une vraie partie de Cluedo! Il y a John et Heather, le couple de petits vieux charmants venus de Nouvelle-Zélande. Susanna et Reimar, collègues et amis dans la vie, le duo de cadres dynamiques suisses qui bossent pour une compagnie qui vend de l'agent Orange (si,si, çà existe encore...): ambiance business class. Dans le rôle du colonel Moutarde: Léopold, le quinquagénaire bavarois qui fait des affaires en Chine, accompagné d'une amie de sa femme...Sa femme étant malade, il a emmené la copine...nous n'en saurons pas plus. Léopold c'est le genre de type qui te répond laconique à une anodine question sur sa profession: "I do business in China...". Quand tu insistes: "What kind of business?", il prend son air le plus mystérieux: "...Business...that's it...". Aussi bien, il vend de la saucisse de Francfort en gros à Pékin...le genre de type qui s'oblige à prendre un air suffisant même lorsqu'il est murgé au whisky...Mais çà fait un bon personnage de Cluedo. Pour finir, Anne et Sim, les deux ouech-ouech de service, qui évoluent au milieu de tout çà dans leurs bonnes vieilles fringues usées par 4 mois de voyage. La classe..
La croisière:
12h: nous montons à bord. Cocktail de bienvenue et distribution des cabines. Anne et Sim observent avec inquiétude leurs compagnons de voyage.
13h: Lecture du menu. Personne n'écoute, tout le monde discute. Anne et Sim se détendent un peu, LES AUTRES ont l'air plutôt sympas...à part Léopold.
14h: Toujours à table, l'équipage nous gave de fruits de mer tandis que la baie défile sous nos yeux, et que le soleil tape. Trop dure la vie!
15h: Nous abordons l'île de la Grotte du Paradis.
15hO5: Le pilote de l'annexe nous crashe généreusement dans les rochers....
15h10: Anne et Sim barbotent joyeusement pendant que LES AUTRES sont partis faire du kayak.
16h40: Les autres reviennent. Le guide se casse la binette de son kayak. Léopold fait des blagues pas drôle à Simon. Anne pense que Léopold est un con mais s'abstient de tout commentaire.
16h45: Le pilote de l'annexe nous crashe généreusement contre le bateau. Anne et Sim se disent qu'il a pas l'air doué.
17h: Anne et Sim enjoy la vue depuis leur transat: décidément, c'est affreux cette croisière.
19h: On passe à table. L'équipage nous gave à nouveau de fruits de mer. Mais cette fois, il faut applaudir à chaque fois q'un plat arrive: le chef a fait de jolis animaux avec des carottes et des morceaux de concombre.
21h: Anne et Sim ont réussi à éviter les conversations avec Léopold, qui a jeté son dévolu sur Reimar. Comme Reimar est gentil, il lui répond poliment.
21h 30: un des gars de l'équipage joue des chansons d'amour vietnamiennes à la guitare. Léopold, qui s'y connaît évidemment beaucoup en musique vietnamienne, fait chier tout le monde en chipotant: ce n'est pas de la musique traditionnelle...
La nuit se passe sans encombre.
7h: Le petit déjeuner est servi. Le bateau file vers un village flottant.
8h30: Le pilote de l'annexe nous crashe dans la mairie du village.
8h45: Anne et Sim se promènent en barque dans le village de pêcheurs.
10h: Le pilote de l'annexe nous crashe contre le bateau. Anne et Sim s'étaient préparés. Maintenant, ils ont l'habitude...
10h 30: comme on commence à s'emmerder un peu à bord, John décide d'essayer de se noyer.
10h31: Heather appelle au secours mais l'équipage ne sait pas nager.
10h32: L'équipage demande de l'aide à Anne qui appelle Simon à la rescousse.
10h33: Simon fait des photos sur le pont arrière. Il n'entend rien. Anne saute.
10h35: Heather et Anne ramènent John à bord. Il va bien. L'équipage attend avec une serviette de bain.
12h: Retour à Along City. Léopold nous donne sa business card sur Pékin. C'est bien aimable de sa part. Sur la carte, c'est marqué qu'il est consultant marketing. Mais on ne sait toujours pas si c'est pour des saucisses de Francfort.
12h30: Dans le bus qui les ramène à Hanoî, Anne et Sim se disent qu'ils en ont pris plein la vue. Et le meilleur n'était évidemment pas sur le bateau. Les photos parleront pour nous.
NB: On a évité de parler de politique. Ce fut donc une partie de Cluedo sans meurtre (tant mieux).
Quatre jours au vert, au milieu de la baie d'Along des rizières. Gros coup de coeur pour ce petit morceau de campagne. On y arrive au beau milieu de la récolte du riz. Entre deux averses, on s'agite pour faire sécher les grains. Il y a de l'animation au village.Le taxi nous a déposés devant chez Loan. Une des plus joiles rencontres de notre voyage. Un petit bout de femme au coeur gros comme çà, dont le rire résonne encore dans nos têtes. Une petite nana tombée amoureuse de la France, parce qu'elle se lia un jour d'amitié avec une Française venue visiter Tam Coc. Elle était rameuse et brodeuse, et travaillait au riz, comme la plupart des femmes d'ici...En 2006, elle commence à apprendre le Français. Elle a ouvert son hôtel l'an dernier. Elle aime écouter Julien Clerc. Elle n'arrête pas, court partout, et rigole tout le temps. On passe de longs moments à discuter du Vietnam, de la France...Son cuistot de mari nous prépare des plats aux petits oignons. La spécialité locale, c'est la chèvre. Elle nous invite le dernier soir à dîner: elle va nous préparer un plat français. Elle voulait qu'on lui montre le couscous, mais la semoule au Vietnam....alors c'est pas grave, elle va faire le boeuf bourguignon, et le canard vietnam ( on saura ensuite que manger du canard en début de mois, ça porte chance...). On rentre de notre dernière ballade. Elle demande à Anne de venir voir à la cuisine parce qu'elle ne se souvient pas bien de la recette pour le bourguignon. Dans la cocotte, il y a le boeuf, les carottes, les pommes de terre, le poulet, le lait et le vin rouge. Anne fait part de ses doutes quant à la recette. Loan appelle Chouchou sur Skype: Chouchou, c'est le mari de son amie de France. C'est lui qui lui a appris le bourguignon. Chouchou est à Toulouse. Il s'étonne du poulet dans la cocottte, et du lait mélangé au vin. Loan rigole. Elle, elle aime le poulet, alors elle met le poulet dans le boeuf bourguignon, avec les pommes de terre et le lait de la purée. Au final, c'était quand même très bon, une bonne potée franchouillarde, loin du bourguignon, mais qui sentait la France quand même...Le dernier matin, au lever du jour, on monte un peu émus dans le taxi qui nous emmène à la gare. Elle nous a préparé notre sac de goûter: des litchis et des biscuits. 2 gosses qui partent en classe verte.
Tam Coc: en pleine récolte du riz...
La vie de la rivière: on y promène le touriste, on y transporte le riz, on y lave le linge...
...on y pêche le crabe...dans de toutes petites nasses de bambous...
Tam Coc: la barque à riz.
Tam coc: La batteuse...
Entre deux averses: le calme de ce petit bout de campagne...
Le jour baisse, toujours au boulot...
Fin de journée pour les barques touristiques...les rameuses sont rentrées chez elles.
La pagode Bich Dong, dans la montagne qui surplombe le village.
Nous quittons l'étouffante mais fascinante Saigon pour remonter vers le Nord. Direction la "Ga". Héritage linguistique français, c'est le mot qui désigne la gare en vietnamien. On dit aussi "Gara Oto" pour le garage. Nous prendrons le train de nuit. Dans la cohue du hall, on trouve le chemin de notre compartiment. Un compartiment pour 4. Quand on arrive, ils sont déjà 5 dedans. La grand-mère, les parents, les gamins. Comme plus rien ne nous étonne vraiment, on se fait assez vite à l'idée qu'on voyagera à 7. On se trouve même assez chanceux de pas avoir à partager le wagon avec deux bougres embrumés dans les vapeurs d'alcool de riz. Le train va partir: finalement on ne sera que 5, les parents ne viennent pas, ils laissent les gamins à la grand- mère pour les vacances. Le papa nous dit que la petite parle anglais mais qu'elle est très timide, il ne faut pas hésiter à entamer la conversation, c'est bon pour elle. Le train démarre. La petite n'est pas timide du tout, c'est une petite peste qui fait damner sa grand-mère. Le train roule depuis cinq minutes, mamie hurle sur les gamins qui n'en font qu'à leur tête. Ils n'ont pas du tout peur. Nous, si. Ils font peur les Vietnamiens quand ils crient. Ils crient forts et souvent. Je crois qu'ils sont sourds, en fait. Enfin bref, la nuit se passe super bien, une fois que les petits démons daignent ronfler. Au matin, les paysages sous nos yeux se déroulent, superbes. L'Asie comme tu l'as rêvée..
.Première escale à Hoi An, charmante et calme, patrimoine miraculeusement préservé, qui résiste chaque année aux inondations qui la submergent, comme elle échappa aux bombardements il y a quelques décennies. On prend notre premier cours de cuisine asiat lors de cette escale: rouleaux de printemps frits, crevettes sauce aigre-douce, et nouilles sautées au poulet. Avis aux courageux amateurs qui auront la gentillesse de bien vouloir servir de cobayes à notre retour.
Seconde escale à Hué: là encore, on baigne dans la vieille pierre. Citadelle superbe. Une grande journée seulement. Le temps de se faire arnaquouiller par une brave petite famille modèle. Tout çà, c'est la faute à Noodle Soup. En allant à la "GA" pour acheter nos billets pour la suite du voyage, on tombe sur Noodle Soup. En attendant que le guichet réouvre, le temps de la pause déjeuner, il se joint à nous au café de la gare. 1 bonne heure de conversation sur le sens de la vie et la nécessité d'être philosophe. Super sympa. Bon, on se doute bien que sa mère ne l'a pas vraiment prénommé Noodle Soup. N'empêche qu'il est vraiment tranquille, et que c'est un moment agréable. Alors du coup, lorsque 2 heures plus tard on se fait aborder par la famille Dalton, on ne se méfie pas. C'était pourtant gros comme une pagode. Lui, il est prof d'anglais, qu'il dit. Il nous propose de nous filer un coup de main au restaurant pour commander. On est dans un quartier un peu isolé, personne ne parle anglais. Soit...Et puis ils s'installent avec nous... Et puis ils passent notre commande... Et puis la leur aussi... Et toi tu es là... comme un crétin... mais il est trop tard. Tu sais que tu vas lui payer son addition, tu le vois, tu le sens...mais pour une mystérieuse et obscure raison, tu te laisses avoir sans rien dire, et avec le sourire...Tu peux le rayer de ta liste de trucs à faire: se faire arnaquer au Vietnam, c'est fait . Ce lamentable épisode refermé, nous pouvons entamer sereinement la seconde partie du voyage. Direction Tam Coc.
Hoi An: de belles soirées à flâner...
...à la lueur des lampions...
...sur les ponts de la ville...
...près des quais...
...à la rencontre des propriétaires de vieilles maisons chinoises...
...aux abords du marché...
...ou en son coeur...pour terminer par une sieste, qui complète notre collection...
A Hué, sur les ponts de la citadelle...
ou au bord de la mer, à Danang...
...au gré des routes...
...ou de l' histoire...Photo du début du 20 ème siècle, troupe de théâtre impériale, à Hué. Scène de masques démoniaques...
"Ceux qui ont décidé un jour de déclarer la guerre au Vietnam n'y avaient jamais foutu les pieds avant..."C'est ce que me dit Simon un soir, après nos premiers jours dans le Sud du pays...et c'est ce qui résonne en toi, au gré de ton voyage dans ce si petit pays. Un peu plus de 80 millions d'habitants à ce jour...et une FORCE de VIE...profonde, indescriptible, sans doute incompréhensible pour les Européens que nous sommes.
Nous arrivons au beau milieu de la journée à HCMV, Saigon pour les intimes d'une autre époque. Nous ne sommes pas depuis 5 minutes sur le trottoir que je repense à une conversation avec Sandra. Tu nous avais dit: "Vous verrez, dans les villes, il faut un bon moment avant de se décider à traverser la rue...". Eh bien au bout de 5 minutes sur ce trottoir de Saigon, la seule chose dont tu as envie, c'est de rentrer à ta maison, pour ne pas avoir à la traverser cette rue...Bon finalement, tu te décides, t'as pas fait 10000 bornes pour pas aller voir ce qui se passe de l'autre côté.
Alors petit cours de survie pour le piéton qui risque ses guiboles dans les rues d'Hanoi ou d'HCM:
1. Prendre un petit quart d'heure pour observer la circulation.
2. Prendre 5 minutes pour repenser à tous les bons moments qu'on a eu dans la vie.
3. Se coller à un groupe d'autochtones et faire éperdument confiance à ces parfaits inconnus.
4. Les suivre, ne JAMAIS s'arrêter et marcher tout doucement même quand 10000000 de mobylettes te foncent dessus.
5. Commander un verre d'alcool de riz sur le trottoir d'en face pour fêter ta survie en milieu hostile. A y est. Tu es au Vietnam.
HCMV alias Saigon: Paris, à côté, c'est la campagne. Au mois de juin, la chaleur est étouffante. Le bruit est permanent. Les Vietnamiens sont des fous du klaxon. Le malheureux piéton perdu dans cet enfer ne trouvera jamais un trottoir où se réfugier: ils sont tous occupés par les vendeurs de rue ou les mobylettes...Plus qu'ailleurs, nous sentons ici la capacité de ce peuple à vivre dans la promiscuité. L'ambiance est ...grégaire.
Tout est construit en hauteur. Les immeubles ont des façades minuscules. A ce point que souvent les pièces à vivre ressemblent à des couloirs...
EDV et Vietnam Telecom: technologie "savamment ébouriffée"...
Portrait au journal: de la nonchalance des hommes. Nos premières impressions nous laissent penser que les mâles vietnamiens se la coulent quand même douce, pendant que les femmes triment comme des dingues. La suite du voyage confirmera un peu ce sentiment. Pas rare de croiser les femmes au béton, au terrassement, aux charges lourdes. Elles sont ensuite aux rizières. Et puis à la rame pour trimballer le touriste sur la rivière. Et puis à la broderie pour vendre quelques napperons, histoire d'arrondir les fins de mois. Et puis à la cuisine, aux enfants, au linge, au marché, au restaurant... La conclusion est hâtive
Mini salon de coiffure à HCMV.
Les palanches: petites mamies vendeuses de rue. Dans les lieux touristiques, les plus roublardes te collent le chapeau sur la tête et la palanche sur l'épaule: "photo, photo, one dollar, cheap cheap..."
Avant de vous narrer les toutes dernières tribulations vietnamiennes de nos 2 protagonistes, une petite parenthèse pour publier les résultats de notre dernier jeu concours. Pour mémoire: un gros truc en plastique blanc avec un néon au dessus. On veut d'abord remercier tous les participants, qui ont fait preuve de pas mal de perspicacité. Certains on tourné autour du pot, et ont bien senti qu'il y avait histoire d'insectes là-dessous. C'est OLIVIA qui décroche la palme. C'est effectivement un piège à insectes, dans le but de préparer un bon repas. Au Cambodge, c'est cafards et criquets à l'apéro, arrosés d'une bonne bière fraîche. D'ailleurs, oliv, on est d'accord avec toi: ça marcherait trop bien avec ces cons de hannetons qu'on a en Guadeloupe...à étudier.
On décerne encore un prix spécial à Marie Leroy, pour son sens du jeu et de l'humour...on est définitivement fan. On en profite aussi pour faire un grand bonjour à tout le monde et vous remercier tous pour vos gentils messages...on pense à vous...
Les derniers jours au Cambodgeont des odeurs d’iode et de plats de crabe au poivre…On s’est laissé aller à paresser en mode hamac et cocotier. Option farniente et rigolades, avec un couple d’autres voyageurs, croisés dès le Laos, Clarisse et Bruno. Notre guesthouse possède une belle terrasse avec vue sur lmer. Dommage que le lieu abrite aussi des pensionnaires à l’heure, belles de nuit et policiers, fonctionnaires visiblement importants, suivis par des gardes du corps…C’est néanmoins avec regret que nous quittons notre cité balnéaire endormie pour rejoindre la capitale. Notre chemin se sépare de celui de Clarisse et Bruno : salut les copains, on vous souhaite bonne route.
Lever à 6h du mat pour choper le premier bus qui retourne à la capitale. Mission du jour : récupérer notre visa chinois. Nous en avons fait la demande quelques jours plus tôt. On croise les doigts. Le bus arrive de Kampot, mais nous poireautons une bonne heure à l’intérieur avant que l’on nous en fasse descendre : ce bus là a un problème, on va plutôt prendre un mini bus. Le mini bus en question est une loque à roulettes. Anne craque : elle ne montera pas dans ce truc, c’est hors de question, elle reste à Kep. Le bon vieux craquage de base. Le lecteur qui se gausse ou s’offusque en me prenant pour une chochotte songera àvenir au Cambodge pour tester lui-même les infrastructures routières, les véhicules et les conducteurs, on en reparlera ensuite. Bref craquage donc, un peu ridicule certes, mais qui nous permet de manger du crabe une dernière fois, et de poireauter une demi journée supplémentaire... Nous arrivons finalement à bon port, et nous récupérons nos visas sans problème. Ouf!
Le petit déjeuner du lendemain matin nous fait don d’une dernière scène cambodgienne des plus surprenantes : un éléphant et son cornac au milieu de Pnohm Penh, dans le grand souk de la circulation…L’animal avance, paisible, dans l’agitation de laville. Comme le symbole d’un passé majestueux et prospère qui resurgit dans un présent fragilisé, aux contours incertains. Une belle vision en tout cas, notre dernière image du Cambodge.
Petit métier: l'affûteur. Ca rappelle les enfances à la campagne, quand les rempailleurs et autres ramoneurs proposaient leurs services dans les villages.
Vieux métier: les cyclo-pousses. Leurs conducteurs sont souvent aussi vieux que Phnom Penh. Ils en ont vu, les cyclo-pousses, et seront bientôt en retraite...
Moine à Phnom Penh: si quelqu'un sait pourquoi des fois ils sont orange foncé, on est preneur de l'info...
Pourquoi Anne a refusé de monter dans le minibus...
Eléphantasmagorique...Phnom Penh
La pêche aux escargots: ils se cachent sous les feuilles de nénuphar, Kep.
Mais pas n'importe lequel...ou plutôt, pas n'importe lesquels. Vous nous retrouvez à Siem Reap, au coeur du Cambodge, dans le berceau de la civilisation khmère. Nous avons rejoint le flot gigantesque de visiteurs qui se déplacent chaque année pour venir admirer les temples de la cité sacrée: Angkor.
Angkor, c'est comme Uluru en Australie: tu as beau l'avoir vu des milliers de fois dans des magazines ou à la télé, quand tu y es, tu es seul au monde, et c'est juste magique...Je vous épargne la description flamboyante de ces inénarrables constructions. D'autres l'ont déjà fait, et évidemment bien mieux que je ne saurais le retranscrire. Voire notamment les travaux de Maurice Glaize sur le sujet, ou les récits de Clara Malraux, accompagnant son célèbre mari en Indochine...
Ci-dessus le temple principal d'Angkor Thom: le Bayon. Construit au 12ème siècle. Silence, on nous observe...
Le mythique Ta Prohm: pour se sentir comme dans Le Livre de la Jungle.
Dans Angkor Vat: pélerinage.
Détail dans la lumière. Bas relief rescapé des nombreuses destructions et autres pillages. Le sourire tranquille, dans une traversée des siècles mouvementée.
Robert et Marguerite devant THE SPOT d'Angkor. The place must be. Nous, on y était aussi, mais la pause sur l'estrade, c'était plus fort que nous, on l'a laissée à Robert et Marguerite, qui le font très très bien.
Par contre, on a posé dans le Banteay Srey. un des plus jolis temples de l'ensemble. Une perfection de détails et d'architecture. Malraux ne s'y est pas trompé. Il s'est fait arrêté en 1923 pour y avoir dérobé des statuettes. Bravo Malraux! Bel esprit...
Sieste à ll'ombre d'une porte. Les temples, c'est beau...mais c'est crevant.
Dans le Bayon...
Dans le Bayon, à la cambodgienne, avec le parapluie-ombrelle...
Toujours le Bayon.
Ecritures protectrices: peut-être leur doit on que ces vestiges aient traversé la fureur de l'Histoire.
Les petits dans le Banteay Srei: ce que les photos ne montrent pas, ce sont les hordes d'enfants qui mendient ou vendent de menus souvenirs dans les temples. Ils connaissent leur laïus par coeur, dès 4 ans: "Cheap Cheap Mister, where do you come from? France ? Paris...Bonjour, madame, monsieur, voulez vous des cartes postales? Un dollar, c'est pas cher, pour aller à l'école...cheap cheap..."
Ils sont des dizaines. en fin de journée, nous surprenons les plus jeunes endormis sur les pierres des édifices. Ils sont à peine réveillés par le bruit de nos pas que la lithanie commence, embuée dans la torpeur de la sieste inachevée..."Cheap, Cheap...Mister...to go to school". Ambiance oppressante au pied des temples, et sentiment de malaise, avec des milliers de questions et pas de réponses.
Les pierres impassibles observent la misère à leur pieds.
Vendeuse de durian et sa fille, en bord de mer à Kep
Ni le Laos, ni la Thailande ne nous auront laissé une impression aussi forte et contrastée que le Cambodge. Pour moi, le Cambodge est le pays des ombres: ombres d'un passé rouge, ombres de la corruption, ombres de la colonisation, ombres d'un tourisme douteux...Au travers de ces ombres, pourtant, émergen à chaque instant la lumière d'un pays qui renaît de ces cendres. Une envie de vivre, de partager, de s'ouvrir au monde que l'on ressent à chaque instant, dans les regards, les gestes et les sourires.
Vendeuses d'olives et d'arachides.
Foulard Khmer
Marché aux viandes...où comment je suis devenu végétarien
Les enfants et les pigeons, à Phnom Penh
Le souriire dans le miroir: se faire beau dans la rue. A Phnom penh.
?, sur la route de Kep
Le marché russe, à Phnom penh: section mécanique.
La route nous a conduit jusqu'à Kep, la belle endormie. Autrefois Kep-sur-Mer, la station balnéaire cossue des années 60 est devenue une ville fantôme: des villas abandonnées partout. On y vit tranquillement, au rythme de la pêche aux crabes.
Retour de pêche
En attendant l'arrivage...
Le long des rizières. On apprécie à Kep, le calme etl a douceur, après l'effervescence des villes de Siem Reap et de Phnom penh...
Dans la fureur de la circulation, à Phnom penh: une règle d'or: ne pas s'arrêter aux carrefours. A Bangkok, c'était folklo, au Laos épique, au Cambodge, c'est du délire...
Les moto-dop: taxi-moto. Retour de l'école.
Honda ou Honda pas la Honda touch... On sait, parfois on fatigue sur les blagues...Pardon.
Retour du boulotRetour du boulot: ambiance habituelle, plus on est de fous, plus on rit...
La vendeuse de tout.
Le porte-bébé: aux normes Asie du Sud Est.
Le cyclo-pousse et la mobylette: une fable cambodgienne.
Après l'effort...une sieste asiatique comme on les aime sur ce blog.
Allez, encore une devinette. On espère bien que vous serez nombreux à participer. Celui-ci, l'est pas facile...
Précisons que l'objet en question est éclairé par un néon le soir. Alors? C'est quoi d'çà?